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06/12/2012

Emplois de la collectivité en 2013

La Cfdt demande à nouveau à l’administration d’expliciter et de mettre en œuvre une Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences qui chaque année devient plus urgente ! Peut-être cette GPEC existe-t-elle dans les disques durs de la DRH.

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Il n'empêche que les « projets » en matière d'effectifs disponibles dans les services restent imprécis voire inquiétants. La Cfdt réclame la mise en perspective de cette politique.

Au vu des seuls éléments en notre possession :
• moins 25 postes au total général, c'est un calcul mathématique que vous ne pouvez contester !
• moins 33 postes d'adjoints techniques à la DPA à qui vous ajoutez pourtant de nouvelles missions !
• moins 12 postes d'inspecteurs à la DPP, alors que les Maires d'arrondissement réclament de plus en plus d'interventions !
• moins 71 postes d'adjoints administratifs alors que c'est le corps d'accueil des reclassements !
• et nous le savons toujours autant de Contrats Uniques d'Insertion et bientôt des Contrats d'Avenir qui n'apparaissent pas dans ce projet de délibération !

Le corps des adjoints administratifs subit la plus forte diminution d'effectif plus de 70 postes sont encore supprimés, pourtant les adjoints administratifs sont les maillons essentiels au bon fonctionnement des services centraux et des mairie d'arrondissement, ces salariés sont confrontés à des conditions de travail changeantes, le plus souvent pour mieux s'adapter aux besoins de la collectivité avec une diminution des effectifs. Ainsi, de plus en plus souvent un agent doit prendre temporairement le poste d'un collègue absent ou se plier à de nouveaux horaires de travail. Faute de moyen ils ont du mal a exercer leur mission au quotidien. La pression est de plus en plus forte pour être rentable. Sauf que cette diminution drastique des moyens humains entraîne chaque jour de graves difficultés, voir des dysfonctionnements qui remettent directement en cause le Service Public, puisque une grande partie de ses réductions d'effectifs touchent presque toutes les directions du pôle Services aux Parisiens. Ce qui pour nous va à l'encontre de votre ambition de s'attacher au quotidien à mieux répondre aux attentes des Parisiens. Si une telle ambition implique de partir des besoins concrets des Parisiens et d'optimiser l'organisation de la collectivité en s'ancrant dans les territoires et en travaillant en étroite coopération avec les mairies d'arrondissement, elle ne doit pas avoir pour conséquence des diminutions sensibles du nombre de postes, alors que la charge de travail reste la même.

Le constat est le même pour les corps de la surveillance et la sécurité. Dans de nombreux services de la DPP et de la DEVE la situation n'est plus tenable. Le sous-effectif oblige les équipes à travailler en permanence à flux tendu. Refus de congés de plus en plus fréquents, refus de stages, « bricolage » des plannings au mépris des règles, remise en cause des temps partiels choisis, ouverture de sites en dépit des conditions élémentaires de sécurité... Voilà ce que vivent au quotidien les agents d'accueil et de surveillance et les inspecteurs de sécurité. Malgré le plan DPP2012 de nombreux ISVP estiment qu'on leur demande une quantité excessive de travail et jugent ne plus avoir les moyens suffisants pour faire face à la charge de travail et l'augmentation des missions, d'autant plus que les statistiques sont devenues la religion de la DPP. Il y a des dimanches où il n'y a qu'un équipage opérationnel par circonscription. Si l'équipe part en intervention, toutes les autres missions passent à la trappe, il en est de même à la Base Hôtel de Ville où la situation est devenue ingérable.

Pour couronner le tout la nouvelle réduction des effectifs d'ISVP proposée cette année va faire imploser le système de rémunération accessoire conjuguée à une dégradation de leurs conditions de travail avec une diminution du budget de fonctionnement de la DPP...

Enfin lorsque l'administration transforme des postes de catégorie C en postes de catégorie C, nous sommes sceptiques sur la portée sociale de cette initiative !

La Cfdt constate donc qu'il y a toujours des suppressions de postes, alors comment peut-on affirmer que la collectivité parisienne conservera en 2013 une stabilité de l'emploi ? De nombreux services sont sous tension et leurs effectifs ne sont pas suffisants à l'heure où les missions et les exigences se multiplient.
La Cfdt ne peut accepter, et encore moins soutenir, cette politique qui affaiblit les moyens du service public au service des parisiens et qui dégrade les conditions de travail de nombre de nos collègues.

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